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Présidentielles 2012: Tout est encore possible si….

Borloo, Premier Ministre?

Encore une fois, les vrais perdants de ce premier tour sont les instituts de sondage qui propulsaient Mélenchon comme le troisième homme, prédisaient Hollande à + de 30 % et minimisaient Le Pen à moins de 15%. Jusqu’au 4 mai, date officielle de fin de la diffusion des sondages pour le second tour, nous aurons  droit à la fin annoncée du sarkozysme à la tête de l’Etat.

Pourtant pour Sarkozy, tout est encore possible si….

– il annonce la nomination de  Borloo, comme futur Premier Ministre avec également un poste clé, à la tête d’un ministère de l’économie et des finances par exemple,  confié à Rama Yade, tous les deux issus de la droite radicale et sociale. L’état actuel de notre pays nécessite une justice sociale et une droite douce du point de vue économique et fiscal. Rien n’empêche d’être de droite et de prôner en même temps la justice sociale.  Au contraire. Par ailleurs, du point de vue de l’analyse politique, la nomination d’un radical centriste à Matignon serait aussi une bonne manière d’attirer les électeurs de Bayrou vers le vote Sarkozy.

– il maintient et durcit sa position contre le vote des étrangers aux élections locales. Cette proposition relève de la pure démagogie politique et s’avère contraire à la tradition française. La France, longtemps considérée par le Vatican comme la fille aînée de l’Eglise, perdrait son identité, ses traditions et ses valeurs. Face à Hollande, Sarkozy doit amplifier son image de défenseur de la France et du drapeau français. En ce sens, autant il doit adoucir son discours économique et social, autant il devra durcir celui sur la tradition française et sur le socle chrétien de la nation.

– il réussit son débat du second tour face à un Hollande, habile débatteur, maniant humour, ironie et messages subliminaux. Sarkozy devra faire tomber le masque et les points faibles d’une Martine Aubry, à la fois peu populaire et premier ministrable potentielle . Tout l’enjeu de Sarkozy durant ce débat sera de dévoiler le projet sociétal de Hollande et d’aller au coeur du programme du candidat de gauche.

Pour Sarkozy, pour reprendre son slogan vainqueur de 2007, tout est encore possible si…

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Faut-il s’inquiéter de la dette?

poids de la dette

Dans le cadre des conférences-débats animés par Didier Davitian, Président du Groupe Provence des Sciences Po, les membres des grandes écoles de PACA se sont retrouvés à Marseille le Vendredi 25 novembre dernier en présence de Mesdames Danièle Lamarque, Présidente de la Chambre Régionale des Comptes et Claude Reisman, Directrice Régionale des Finances Publiques de PACA pour échanger sur la dette. Ci-dessous un article issu de La Provence

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Un Sénat à tout jamais perdu par la droite? Pas sûr….

L'entrée du Sénat

En apparence, la messe est dite. Un Président furtif et sortant, Gérard Larcher, qui aurait minimisé la forte poussée de la gauche et qui quitte ses luxueux appartements du Petit-Luxembourg presque sur la pointe des pieds…Un Président entrant, Jean-Pierre Bel, habile manoeuvrier, fin et subtil, croyant depuis toujours en ses chances sans ostentation mais avec prudence et stratégie de réseaux selon les us et coutumes du Sénat. En ce sens,  le nouveau Président du Sénat n’est pas un Président de rupture mais plutôt un digne successeur de Christian Poncelet auquel il a rendu hommage dans son discours d’accession au plateau. Ce même Christian Poncelet qui s’est lui-même levé et incliné devant le nouveau Président.

Ne nous trompons pas. Le Sénat à gauche n’est pas une donnée immuable et inamovible comme on croyait qu’il serait à droite ad vitam aeternam.  Tout est désormais possible même au Sénat qu’on croyait figé, statufié, momifié. Et si, comme l’Assemblée Nationale, le Sénat connaissait enfin la possibilité de l’alternance au gré de chaque renouvellement pour moitié , soit tous les 3 ans?

Et qui sait lors du prochain renouvellement en 2014? Et si les élections municipales de 2014 étaient portées par une vague bleue,  comme celles de 2008 l’ont été par une vague rose, faisant ainsi entrer des grands électeurs sénatoriaux à majorité de droite?

Et si la droite redevenait majoritaire au Sénat en 2014, qui  pourrait briguer la présidence du Sénat? Patron du groupe UMP au Sénat et  fin connaisseur de la Haute Assemblée, devenu  avec le temps  sage parmi les sages,  Jean-Claude Gaudin serait alors le plus légitime et le mieux placé pour ravir le plateau à la gauche. Expert en combats électoraux même les plus difficiles, Jean-Claude Gaudin saura saisir sa dernière chance d’accéder au plateau d’autant que pour la première fois de sa belle carrière de sénateur, la présidence du Sénat serait bien à sa portée, surtout dans la foulée d’une éventuelle 4° victoire à la Mairie de Marseille…

Tout ceci n’est aujourd’hui que fiction mais qui sait ?

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Le Sénat à gauche oui, mais pour quoi faire?

L’hémicycle du Sénat

Depuis 1969 et l’échec du Général de Gaulle à vouloir réformer le Sénat, la question de la réforme de ce que les constitutionalistes appellent la Haute Assemblée se pose quels que soient les gouvernements: qualifié d’ anomalie de la Démocratie par Lionel Jospin alors Premier Ministre de cohabitation de Jacques Chirac en 1998, le Sénat a toujours éveillé les suspicions sur sa légitimité et son efficacité: un mode électoral fermé et fondé non pas sur le suffrage universel direct mais indirect, un travail parlementaire trop long, une représentation de ses élus insuffisamment ouverte aux femmes ou aux jeunes..

Bref, malgré les réformes des Présidents Christian Poncelet et Gérard Larcher, le Sénat n’a pas réussi à se moderniser ni aux nouvelles technologies ni à l’évolution de la société française.

Par ailleurs, notre système politique bicamériste (les 2 chambres que sont l’Assemblée Nationale et le Sénat) se trouve aujourd’hui au centre de vives critiques.

D’abord, en ce qui concerne l’efficacité de ce qu’on appelle la navette parlementaire ( entre le Sénat et l’AN) trop longue et ralentissant le processus d’adoption d’une loi, dans un monde économique et financier qui prend de distance le processus politique. Parfois, une loi adoptée est déjà obsolète tant le temps d’adoption d’une loi est dépassé à cause des lourdeurs du bicaméralisme.

Ensuite, dans un Etat en faillite, pour reprendre l’expression de François Fillon en 2007, le budget du Sénat s’élève à 343 M€ sans compter les dépenses du Musée  et du Jardin du Luxembourg. De la même manière que la réforme des collectivités locales aboutirait à une quasi-fusion des Régions des Départements ( ce qui devrait enfin conduire à une réduction du nombre des élus et des fonctionnaires territoriaux), on pourrait également envisager une fusion du Sénat et de l’Assemblée Nationale, dans ce double objectif de rendre plus efficace le processus parlementaire et de réduction des coûts de l’Etat. De plus, la vente du Palais du Luxembourg et des symbôles d’un Etat dispendieux permettraient quelques économies  de fonctionnement que notre Budget national ne peut malheureusement  plus supporter.

Enfin, un Sénat à gauche qui prendrait la décision courageuse de supprimer le Sénat, comme la gauche l’a toujours préconisé depuis, serait peut-être l’occasion de mettre en place une République plus moderne, plus juste , plus rapide et moins couteuse qu’Arnaud Montebourg appelle de ses voeux dans son plaidoyer pour l’avènement d’une VI° République.

Mais ne rêvons pas trop…

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