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« Médecine d’aujourd’hui, médecine de demain :l’exemple de Marseille »

Une fois n’est pas coutume, je laisse volontiers la plume à Colette BOURGEAT, secrétaire des Sciences Po, pour nous relater notre dernier déjeuner-débat sur la médecine à Marseille.

 

Médecine d'aujourd'hui, Médecine de demain.

Médecine d’aujourd’hui,
Médecine de demain.

Dans le cadre de l’association des Sciences Po, présidée par Didier DAVITIAN,  nous avons organisé un déjeuner-débat sur le thème « Médecine d’aujourd’hui, médecine de demain : l’exemple de Marseille ».

Il est vrai que les 2 principaux conférenciers étaient de  très haut niveau : d’une part, Jean-Jacques ROMATET, Directeur Général de l’AP-HM, et d’autre part le Professeur Eric VIVIER, directeur du Centre d’Immunologie de Marseille-Luminy.

Dans un premier temps, le Directeur Général de l’AP-HM a dressé un portrait du système de soins français avec des constats « alertant »: un pays qui s’appauvrit, beaucoup de perte d’énergie dans le parcours de soins du malade, les médecins qui peuvent parfois se trouver en compétition, des ressources qui baissent …Mais dans ce schéma, Marseille peut faire figure de fleuron de la médecine : une grande richesse de la formation, la synergie entre l’Université, le personnel soignant et le monde de l’économie, de grands Professeurs comme le Professeur VIVIER, RAOULT, LEVY… et de grands centres mondiaux comme la cardiologie, l’imagerie, les maladies rares…Bref, Marseille peut donner l’exemple en matière de savoir-faire malgré l’appauvrissement de la population locale.

Dans un second temps, Hervé BRAILLY, manager de l’année 2014, PDG de la société Innate pharma, société qui fabrique des anticorps pour stimuler ou inhiber le système immunitaire, emploie une centaine d’ingénieurs et chercheurs. Décrivant la vie d’un médicament ( depuis sa création), il s’inscrit clairement dans un schéma de l’économie de l’innovation. Au fond, tout l’objectif de la démarche est de transformer une maladie aigüe ( type cancer) en maladie chronique ( 1/3 des Français souffrant d’une maladie chronique).

Enfin, Eric VIVIER, Directeur du Centre d’Immunologie de Marseille, nous annonce , grâce aux avancées de la recherche et de l’association avec l’entreprise, une révolution qui est en train de naître dans le traitement contre le cancer. Marseille Immunopôle, qui regroupe près de 900 scientifiques, y travaille sans relâche. Il insiste sur les progrès grandissant de la recherche et de la nécessaire adéquation entre l’enseignement, la recherche et l’hôpital. L’ambition de faire entrer l’entreprise à l’hôpital devient progressivement une réalité à Marseille.

Bref, un déjeuner, enfin optimiste, porté par des personnalités particulièrement qualifiées, primées, qui travaillent au quotidien pour que notre futur soit meilleur que notre présent. Merci.

Colette BOURGEAT

sc po

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Le renouveau de Marseille est-il en marche?

Une fois n’est pas coutume, je laisse volontiers la tribune à Colette Bourgeat, Secrétaire Générale Adjointe du GRECO et rédactrice principale des Sciences Po pour nous parler de notre dernier déjeuner-débat.

Bonne Lecture !

« Songe que chaque jour est à lui seul une vie »

De g à droite: Franz-Olivier GIESBERT, journaliste, Didier DAVITIAN et Guy TEISSIER, Président de MPM.

De gauche à droite: Franz-Olivier GIESBERT journaliste, Didier DAVITIAN et Guy TEISSIER, Député-Président de la Communauté Urbaine  MPM.

 La tempête faisait rage vendredi 4 juillet, lors du déjeuner- débat trimestriel organisé par Didier Davitian, président de Sciences Po Paris devant une foule de personnalités, nous privant de la terrasse du Rowing Club. Tempête aussi dans la vie politique française, affaires multiples –Sarkozy et autres-   et dans la vie  économique et sociale,  grèves à répétition. Même le port de Marseille était bloqué et pas par une sardine!

Mais Sciences Po était là, qui nous a offert le meilleur des anti-dépresseurs, trois vedettes dynamiques et douées : un journaliste pour nous éclairer sur les réalités et potentialités de notre ville, un homme politique plein de projets et surtout de courage, un chef-cuisinier qui nous a régalés !

-Positif le regard de Franz-Olivier Giesbert, journaliste, écrivain et éditorialiste, qui a pris sa retraite près de la Méditerranée « pour mieux  écouter les autres » et aussi  les animaux. C’est lui qui nous a cité le conseil de Sénèque ci-dessus.

-Positif le programme chargé de Guy Teissier, député et nouveau président de Marseille Provence Méditerranée,  prêt à lutter entre autres pour que Marseille soit (enfin !) moins sale.  Ce ne sont pas tout à fait  les écuries d’Augias mais le travail nous parait herculéen !

-Très positifs nos commentaires sur le repas gastronomique concocté par Christian Ernst.  Apéritif  gourmet avec  guacamol et accras moelleux,  poisson fondant et parfumé aux herbes,  gâteaux délicieux,

« Alors non, la France ne vit pas une lente agonie »  a protesté FOG, qui cependant n’attend pas grand-chose avant les  prochaines  présidentielles. Mais le courage est toujours payant, si l’on veut vraiment quelque chose, on y parvient. Marseille a des potentialités, elle peut mieux faire, Londres, Nice, Barcelone le prouvent.

«  Je vais agir vite et remettre bien des choses en ordre » nous a promis Guy Teissier avec vigueur. Faire des économies de fonctionnement. Il est heureux de constater combien la ville s’est développée, avec ses nouveaux centres commerciaux sur le port. On vient de loin admirer Marseille, ses  Calanques attirent des touristes du monde entier et il ne faut pas que la puissance destructrice de certains syndicats nuise à sa réputation.

Patience ! La L2 sera terminée un jour (!), elle mènera peut-être quelque part des automobilistes qui respecteront enfin le code de la route. Et luttons contre l’anti-campagne qui nous afflige !

Colette Bourgeat

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Le PS est-il condamné jusqu’en 2017?

psExiste t-il une malédiction du pouvoir?

Durant le quinquennat SARKOZY ( 2007-2012), toutes les élections intermédiaires ont été gagnées par la gauche ! La présidence HOLLANDE ( 2012-2017) subira t-elle le même sort avec la droite ?après l’échec de la gauche aux municipales, son nauvrage programmée aux européennes de 2014, le re-basculement assurée du Sénat à droite en septembre, qui aiguise de plus en plus de prétendants de droite à la présidence, la gauche va t-elle aborder 2015 ( élections régionales et cantonales) dans cet état? Jusqu’aux présidentielles et législatives de 2017? N’y a-t-il donc pas un moyen pour inverser cette malheureuse destinée pour la gauche ?

1/ D’abord l’action du nouveau Premier Ministre. Manuel VALLS a jusqu’en Juillet pour démontrer qu’il sait transformer ses paroles en actes : Il dispose des fameux 100 jours ( durée de l’habituel état de grâce) pour réformer. A la rentrée, il sera déjà trop tard. A la manière d’un Mattéo RENZI en Italie, ses réformes doivent être rapides et fortes de conséquences: par exemple supprimer le bicamérisme et donc le Sénat ( comme cela vient d’être fait en Italie), les départements, fusionner les régions. Instaurer le mandat unique pour tous les élus. Baisser drastiquement la dépense publique et vite !

2/ Restaurer la crédibilité de la parole présidentielle :avec 16 % d’opinion favorable,  la voix du Président de la République ne porte plus. 3 conditions pour la restaurer:

  • en finir avec les affaires du type CAHUZAC/ MORELLE, ou TRIERWEILER/GAYET.
  • compter enfin des résultats en particulier sur le chômage, le seul leitmotiv du quinquennat.
  • une communication claire, nette et stratégique pour redonner du poids à la parole du Président.

3/ En dépit de cet arsenal gagnant s’il est bien mis en oeuvre, la seule solution restera l’arme de la dissolution pour que F HOLLANDE  puisse espérer, à la manière de ses 2 modèles que sont F MITTERRAND et J CHIRAC, gagner 2017 !

Dissoudre pourrait sembler être un aveu de faiblesse ou aller contre ses propres alliés députés. Mais dans ce cas, ce serait la seule condition pour espérer gagner une seconde fois la présidentielle ! Mais quel temps perdu !

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Municipales 2014: Le FN sera t-il encore à la fête?

Entre les inconséquences gouvernementales et les graves affaires qui secouent l’UMP, la France semble souffrir d’une classe politique qui n’est pas du niveau d’une grande puissance mondiale. Malheureusement, et encore une fois, parions qu’au soir du premier tour des élections municipales, les débats qui agiteront les plateaux TV et les radios se concentreront sur les alliances ou non des candidats UMP avec les candidats du FN. Donc, pendant une semaine, entre le 23 et le 30 Mars, nous allons assister à des divergences de position sur ce sujet qui conduiront à une implosion de l’UMP que prévoit depuis longtemps Nicolas Sarkozy.

L’importance du score du FN se posera uniquement dans les municipalités à problèmes. L’histoire politique montre que l’avènement d’un Maire FN ne se fait que dans des circonstances très particulières.

En Mars 2014 par exemple, il y a des municipalités qui ne sont pas concernées par l’importance du vote FN :Lyon, Bordeaux, Lille, Nantes où les sondages donnent au FN moins de 8%.

A Marseille, en revanche,  la menace d’un fort score Front National permettra, sans doute, à ce parti de jouer non pas les arbitres, comme on le dit souvent, mais le véritable décisionnaire du futur Maire. A 20 % d’intentions de vote sur l’ensemble de la ville, le vote FN dépassera sans doute l’UMP dans certains secteurs et le PS dans d’autres.

Ce qui est sûr, c’est qu’au soir du premier tour, les partis de gouvernement seraient bien inspirés à davantage d’humilité par rapport au passif laissé à la France et parfois dans certaines municipalités où la « révolte » semble gronder.

Le Front National n’est que la traduction de cette révolte.

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Quelle communication pour les 2 candidats ?

Les 2 candidatsAssurément, l’un jouera sur l’expérience de la fonction; l’autre sur les mauvais chiffres qu’exploite tous les jours la presse sur la Cité phocéenne. Bref, rien d’étonnant jusque là. Mais cela suffira t-il pour une  campagne qui ne semble pas tenir les promesses de la deuxième ville de France ?

Revenons aux fondamentaux de la communication publique : une élection municipale, c’est d’abord la rencontre entre un homme et son peuple. Le Maire doit  incarner ceux qu’il va représenter. En ce sens, les 2 candidats jouent pleinement leurs rôles. La Ville de Marseille ne saurait avoir un Maire issu du patronat, de l’université, du monde de la culture… le Maire de Marseille doit absolument incarner le populaire. Sur la forme, à part l’âge, les deux candidats jouent sur le même registre.

C’est donc sur le fonds que la différence va se faire entre les 2. Quel projet? Quelle ambition?

Malheureusement, depuis au moins 2 campagnes électorales, les thèmes sont récurrents : propreté, sécurité, « gangrène de la corruption « suivant les termes de l’ancienne Présidente de la Chambre Régionale des Comptes. Or une campagne électorale peut se gagner sur un mauvais bilan mais pas sur un mauvais projet.  En ce sens, le projet devrait être à la hauteur d’une ville si stratégiquement située autour de 3 axes:

  1. L’International, à l’instar de Xavier Trias, maire de Barcelone qui a construit sa ville sur les échanges internationaux.
  2. La Jeunesse qui a fait gagner Boris Johnson, maire de Londres.

A partir de ces  ambitions, un des deux candidat pourra réenchanter son peuple. Encore faut-il que ce dernier trouve les bons exemples à citer, les bonnes comparaisons internationales et s’appuie sur  le bon storytelling, ce dernier fera gagner ou perdre l’un ou l’autre candidat tant les écarts sont infimes.

Bref, avec un peu de réflexion,  d’enchantement  et une pointe d’honnêteté  et d’originalité, la tâche semble accessible. Encore faut-il en avoir la volonté?

 

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Marseille est-elle si différente ? ou Eloge de la différence

De Gauche à Droite: Didier Davitian, Thierry Bezer, Jean-Jacques Cambounet, Olivier Mazerolle, Alain Lacroix et Paul Leccia.

Ce dernier déjeuner-débat, avant la trève estivale, aurait pu s’appeler Eloge de la différence. En effet, dans un monde si concurrentiel, marquer sa différence positive devient une quasi-nécessité pour un chef d’entreprise qui veut conquérir des marchés par des nouveaux produits, pour un communicant qui doit réussir à diffuser son message grâce à son originalité ou son art du storytelling ou pour un politique qui doit construire un discours renouvelé par de nouvelles idées, aidé souvent par des thinks tanks.

La différence n’est pas une chance; elle devient une necéssité. Marseille en dispose clairement mais n’arrive pas à les fédérer pour le bien commun. Une Cité où on sait jouer individuel mais pas assez collectif. Or la réussite est toujours collective et n’a de sens que si elle est partagée.

Un débat animé, riche en arguments et contre-arguments, constructif; comme je les aime. Merci à tous les participants et en particulier à Jean-Jacques Cambounet, Directeur Régional de la Banque de France récemment installé  à Marseille.

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