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Le renouveau de Marseille est-il en marche?

Une fois n’est pas coutume, je laisse volontiers la tribune à Colette Bourgeat, Secrétaire Générale Adjointe du GRECO et rédactrice principale des Sciences Po pour nous parler de notre dernier déjeuner-débat.

Bonne Lecture !

« Songe que chaque jour est à lui seul une vie »

De g à droite: Franz-Olivier GIESBERT, journaliste, Didier DAVITIAN et Guy TEISSIER, Président de MPM.

De gauche à droite: Franz-Olivier GIESBERT journaliste, Didier DAVITIAN et Guy TEISSIER, Député-Président de la Communauté Urbaine  MPM.

 La tempête faisait rage vendredi 4 juillet, lors du déjeuner- débat trimestriel organisé par Didier Davitian, président de Sciences Po Paris devant une foule de personnalités, nous privant de la terrasse du Rowing Club. Tempête aussi dans la vie politique française, affaires multiples –Sarkozy et autres-   et dans la vie  économique et sociale,  grèves à répétition. Même le port de Marseille était bloqué et pas par une sardine!

Mais Sciences Po était là, qui nous a offert le meilleur des anti-dépresseurs, trois vedettes dynamiques et douées : un journaliste pour nous éclairer sur les réalités et potentialités de notre ville, un homme politique plein de projets et surtout de courage, un chef-cuisinier qui nous a régalés !

-Positif le regard de Franz-Olivier Giesbert, journaliste, écrivain et éditorialiste, qui a pris sa retraite près de la Méditerranée « pour mieux  écouter les autres » et aussi  les animaux. C’est lui qui nous a cité le conseil de Sénèque ci-dessus.

-Positif le programme chargé de Guy Teissier, député et nouveau président de Marseille Provence Méditerranée,  prêt à lutter entre autres pour que Marseille soit (enfin !) moins sale.  Ce ne sont pas tout à fait  les écuries d’Augias mais le travail nous parait herculéen !

-Très positifs nos commentaires sur le repas gastronomique concocté par Christian Ernst.  Apéritif  gourmet avec  guacamol et accras moelleux,  poisson fondant et parfumé aux herbes,  gâteaux délicieux,

« Alors non, la France ne vit pas une lente agonie »  a protesté FOG, qui cependant n’attend pas grand-chose avant les  prochaines  présidentielles. Mais le courage est toujours payant, si l’on veut vraiment quelque chose, on y parvient. Marseille a des potentialités, elle peut mieux faire, Londres, Nice, Barcelone le prouvent.

«  Je vais agir vite et remettre bien des choses en ordre » nous a promis Guy Teissier avec vigueur. Faire des économies de fonctionnement. Il est heureux de constater combien la ville s’est développée, avec ses nouveaux centres commerciaux sur le port. On vient de loin admirer Marseille, ses  Calanques attirent des touristes du monde entier et il ne faut pas que la puissance destructrice de certains syndicats nuise à sa réputation.

Patience ! La L2 sera terminée un jour (!), elle mènera peut-être quelque part des automobilistes qui respecteront enfin le code de la route. Et luttons contre l’anti-campagne qui nous afflige !

Colette Bourgeat

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Le Sénat à gauche oui, mais pour quoi faire?

L’hémicycle du Sénat

Depuis 1969 et l’échec du Général de Gaulle à vouloir réformer le Sénat, la question de la réforme de ce que les constitutionalistes appellent la Haute Assemblée se pose quels que soient les gouvernements: qualifié d’ anomalie de la Démocratie par Lionel Jospin alors Premier Ministre de cohabitation de Jacques Chirac en 1998, le Sénat a toujours éveillé les suspicions sur sa légitimité et son efficacité: un mode électoral fermé et fondé non pas sur le suffrage universel direct mais indirect, un travail parlementaire trop long, une représentation de ses élus insuffisamment ouverte aux femmes ou aux jeunes..

Bref, malgré les réformes des Présidents Christian Poncelet et Gérard Larcher, le Sénat n’a pas réussi à se moderniser ni aux nouvelles technologies ni à l’évolution de la société française.

Par ailleurs, notre système politique bicamériste (les 2 chambres que sont l’Assemblée Nationale et le Sénat) se trouve aujourd’hui au centre de vives critiques.

D’abord, en ce qui concerne l’efficacité de ce qu’on appelle la navette parlementaire ( entre le Sénat et l’AN) trop longue et ralentissant le processus d’adoption d’une loi, dans un monde économique et financier qui prend de distance le processus politique. Parfois, une loi adoptée est déjà obsolète tant le temps d’adoption d’une loi est dépassé à cause des lourdeurs du bicaméralisme.

Ensuite, dans un Etat en faillite, pour reprendre l’expression de François Fillon en 2007, le budget du Sénat s’élève à 343 M€ sans compter les dépenses du Musée  et du Jardin du Luxembourg. De la même manière que la réforme des collectivités locales aboutirait à une quasi-fusion des Régions des Départements ( ce qui devrait enfin conduire à une réduction du nombre des élus et des fonctionnaires territoriaux), on pourrait également envisager une fusion du Sénat et de l’Assemblée Nationale, dans ce double objectif de rendre plus efficace le processus parlementaire et de réduction des coûts de l’Etat. De plus, la vente du Palais du Luxembourg et des symbôles d’un Etat dispendieux permettraient quelques économies  de fonctionnement que notre Budget national ne peut malheureusement  plus supporter.

Enfin, un Sénat à gauche qui prendrait la décision courageuse de supprimer le Sénat, comme la gauche l’a toujours préconisé depuis, serait peut-être l’occasion de mettre en place une République plus moderne, plus juste , plus rapide et moins couteuse qu’Arnaud Montebourg appelle de ses voeux dans son plaidoyer pour l’avènement d’une VI° République.

Mais ne rêvons pas trop…

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