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L’assurance privée, un vrai secteur d’avenir

axaFait impensable il y a encore 5 ans, les banques  privées tombent, comme dans un domino international, les unes après les autres. D’abord en 2008 avec la faillite de grandes banques américaines comme Lehman Brothers ;aujourd’hui par la menace de faillite des grandes banques européennes, dont une très grande banque française, qui seraient incapables de faire face au surendettement des Etats de la zone euro..

La crise américaine des subprimes de 2008 et la crise des dettes européennes d’ août 2011 sont avant tout des crises bancaires. Jouer avec l’épargne des déposants en investissant dans la spéculation (affaire Kerviel) ou dans des zones économiques hasardeuses  (la zone euro) peut mener à une faillite généralisée. C’est le schéma dans lequel nous sommes actuellement et pour lequel nos hauts responsables politiques européens n’ont trouvé aucune réponse coordonnée, alors que le temps presse et que la Grèce a annoncé son prochain dépôt de bilan..

Si les banques européennes et françaises sont re-nationalisées, comme cela semble prendre le chemin, les leaders  mondiaux de l’assurance privée deviendront très vite  les nouveaux leaders financiers de l’économie mondiale.

D’abord pour les individus qui chercheront, dans un contexte de grande instabilité, à se protéger contre tous les aléas de la vie: Déjà Churchill disait: “Si cela m’était possible, j’écrirais le mot ASSURANCE dans chaque foyer et sur le front de chaque homme, tant je suis convaincu que l’assurance peut libérer les familles des catastrophes irréparables”.

Ensuite les entreprises et les chefs d’entreprises qui cherchent non pas à acheter des produits mais des conseils et des solutions personnalisés  à leurs propres besoins pour se protéger mais aussi pour se développer.

Enfin les Institutions ( Fondations, Mutuelles, Associations…) qui « investissent davantage dans les fonds des assureurs privés que dans celui de l’Etat » me disait l’ancien trésorier du Sénat.

Parce que l’Etat, la Sécurité Sociale n’arrivent plus à assumer leurs charges, ce sont les assurances privées qui prennent progressivement  le relais , à un prix plus élevé certes, dans les domaines de la protection de la santé, de la retraite et de l’assurance chomâge…

Dans une société organisée, les acteurs économiques doivent être sécurisés. Les collectivités publiques européennes ne peuvent plus remplir ce rôle. Les assurances privées ont un bel avenir devant elles à condition de rester elles-mêmes, de n’exercer que leurs métiers et de ne pas  se disperser dans d’autres activités ou  jeux de hasard…

 

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La fin des marchés financiers ?

Wall street

Assistons-nous à la fin des marchés financiers?  Cette question pourrait bien paraître hors d’actualité  alors que beaucoup de commentateurs voient à travers les marchés financiers les nouveaux maîtres du monde faisant tomber de grandes entreprises, pariant sur la chute des Etats, provoquant à la hâte des réunions au sommet entre Chefs d’Etat, lesquels se révèlent impuissants face au volume et à la vitesse de circulation des mouvements de capitaux dans le monde…

Et pourtant, à regarder de plus près,  les marchés financiers sont, sans doute, en train de creuser leurs propres tombes..

Pour rappel, la Bourse est un lieu d’échanges entre offreurs et demandeurs de titres représentants la valeur intrinsèque d’une entreprise . Plusieurs compartiments y sont représentés et les produits qui circulent sont de plus en plus sophistiqués, souvent impossible à comprendre pour les  non-initiés.

La base essentielle du marché financier est qu’une entreprise s’introduit en Bourse pour lever des capitaux afin d’assurer son développement futur. Chaque année un rapport  d’activité est dressé faisant un état chiffré de l’entreprise et des perspectives de son développement. L’achat de titres d’une entreprise est motivée sur du concret, sur des résultats, le management, la qualité des hommes, la solidité et la notoriété de sa marque et les perspectives de son développement. Quand ces critères sont réunis, le cours du titre d’une entreprise monte et inversement quand ces critères font tout ou partie défaut à une entreprise.

Bien sûr, des considérations macro-économiques peuvent entacher ce bon fonctionnement: la crise de 29, les guerres,  les bulles ( immobilières, internet..), l’attentat du 11 septembre….Mais les marchés ont toujours su  résister et rebondir à ces crises parce que l’espoir d’un avenir économique meilleur l’a toujours emporté dans le passé…

Ce n’est malheureusement plus le cas en cette fin 2011: D’abord parce que le problème des dettes souveraines posé par les marchés financiers est macro-économiquement insoluble: comment réduire une dette accumulée depuis + de 30 ans dans un contexte déflationniste ( l’inflation épure la valeur réelle de la dette) et de décroissance économique (la croissance permets des rentrées financières et fiscales) ? Ensuite, parce que des nouveaux acteurs très influents gagnent davantage à parier à la baisse qu’à la hausse: les agences de notation, les hedge funds et les médias sont les vrais gagnants de ces crises . Jamais ces 3 acteurs n’ont autant accru leurs chiffres d’affaires  qu’en pariant sur la chute des Etats ou des entreprises ou en vendant la peur…Enfin, les Bourses, au plus bas, et sans plus aucun espoir de hausse, n’attirent plus les entreprises, ni les investisseurs..

Le paradoxe est qu’aujourd’hui gagner en Bourse c’est parier à la vente ( souvent à découvert) à partir d’une vraie ou fausse rumeur ( faillite de la Société Générale! ), d’une vraie ou fausse catastrophe…bref de l’abstrait et du sensationnel alors que l’essence de la vie économique est fondée sur du concret, de la confiance qui crée  les conditions de la croissance.

Comme les ménages, les entreprises ou les Etats, les Bourses peuvent  également faire faillite, quand par exemple l’ensemble des actions des  entreprises vaudront moins de 1€ et qu’aucune transaction ne circulera.

La guerre financière actuelle  et l’incompétence de nos politiques vont finir par ruiner notre système de financement des entreprises qui a pourtant traversé toutes les épreuves de notre histoire économique .  Comme l’avait théorisé le Professeur Merton, les prophéties, surtout quand elles sont apocalyptiques, peuvent se révéler auto-réalisatrices.

Espérons qu’il en soit autrement !

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