Archive for décembre 2011

L’assurance privée, un vrai secteur d’avenir

axaFait impensable il y a encore 5 ans, les banques  privées tombent, comme dans un domino international, les unes après les autres. D’abord en 2008 avec la faillite de grandes banques américaines comme Lehman Brothers ;aujourd’hui par la menace de faillite des grandes banques européennes, dont une très grande banque française, qui seraient incapables de faire face au surendettement des Etats de la zone euro..

La crise américaine des subprimes de 2008 et la crise des dettes européennes d’ août 2011 sont avant tout des crises bancaires. Jouer avec l’épargne des déposants en investissant dans la spéculation (affaire Kerviel) ou dans des zones économiques hasardeuses  (la zone euro) peut mener à une faillite généralisée. C’est le schéma dans lequel nous sommes actuellement et pour lequel nos hauts responsables politiques européens n’ont trouvé aucune réponse coordonnée, alors que le temps presse et que la Grèce a annoncé son prochain dépôt de bilan..

Si les banques européennes et françaises sont re-nationalisées, comme cela semble prendre le chemin, les leaders  mondiaux de l’assurance privée deviendront très vite  les nouveaux leaders financiers de l’économie mondiale.

D’abord pour les individus qui chercheront, dans un contexte de grande instabilité, à se protéger contre tous les aléas de la vie: Déjà Churchill disait: “Si cela m’était possible, j’écrirais le mot ASSURANCE dans chaque foyer et sur le front de chaque homme, tant je suis convaincu que l’assurance peut libérer les familles des catastrophes irréparables”.

Ensuite les entreprises et les chefs d’entreprises qui cherchent non pas à acheter des produits mais des conseils et des solutions personnalisés  à leurs propres besoins pour se protéger mais aussi pour se développer.

Enfin les Institutions ( Fondations, Mutuelles, Associations…) qui « investissent davantage dans les fonds des assureurs privés que dans celui de l’Etat » me disait l’ancien trésorier du Sénat.

Parce que l’Etat, la Sécurité Sociale n’arrivent plus à assumer leurs charges, ce sont les assurances privées qui prennent progressivement  le relais , à un prix plus élevé certes, dans les domaines de la protection de la santé, de la retraite et de l’assurance chomâge…

Dans une société organisée, les acteurs économiques doivent être sécurisés. Les collectivités publiques européennes ne peuvent plus remplir ce rôle. Les assurances privées ont un bel avenir devant elles à condition de rester elles-mêmes, de n’exercer que leurs métiers et de ne pas  se disperser dans d’autres activités ou  jeux de hasard…

 

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La crise de 2011 ou la défaite du politique

La Liberté guidant le peuple

Et si la crise  que nous vivons  actuellement dans le monde occidental et en particulier en Europe était simplement une crise  du  politique?La crise d’aujourd’hui que beaucoup souhaiterait assimiler à une simple crise de la dette est en réalité une crise du système  politique dans son incapacité à se réformer et à celle de réformer la société. Et pour qu’une réforme fonctionne, elle doit toujours commencer par sa tête, par ses élites gouvernantes, par le haut. Or, l’erreur de nos gouvernants actuels est de toujours réformer par le bas de la société en imposant des règles de rigueur trop strictes aux classes moyennes avec des conséquences graves sur  les classes défavorisées. Je citerai au moins 3 liens relatifs à la réforme du politique qui pourraient donner l’ exemple  d’une réforme globale à suivre:

1. Politique et Argent: Dans notre contexte de rigueur, seul le monde politique semble épargné de tout plan d’austérité. L’Etat, les collectivités publiques, en faillite,  doivent donner l’exemple d’un train de vie beaucoup plus modeste, beaucoup moins arrogant, dans le même esprit que les réformes réussies dans les pays scandinaves où voitures de fonctions, chauffeurs …et tout symbole d’indécence ont été remplacé par des vélos, et les  indemnités des élus divisés par 2 voire par 3!!!La fin du cumul des mandats que je préconise depuis des années devient une nécéssité républicaine.

2. Politique et Compétence:  en démocratie, sous certaines conditions d’éligibilités, tout électeur peut se porter candidat à une élection. Parfait. Toutefois, un  devoir de formation initiale et continue aux notions d’intérêt général, de service public, de bien collectif devrait être imposé à tout élu. Les règles du jeu du privé et du public ne sont pas assimilables. C’est parce que ce devoir de formation des élus à ces notions n’est pas suffisament assuré que les nombreux conflits d’intérêt surgissent en faisant tous les jours les choux gras de la presse et décridibilisent, de surcroît,  le politique.

3. Politique et Justice: l’élu doit retrouver, comme ce fut le cas sous les III et IV° République, une image d’exemplarité, en particulier dans son action quotidienne. Empreint d’intérêt de sa collectivité, l’élu doit être suspendu dès une mise en examen: aujourd’hui, toutes les strates d’élus sont concernés: qu’il (ou elle) soit Président de la République ou simple élu local, l’élu doit être suspendu de ses fonctions dès sa première mise en cause par la justice.

Si la démocratie commence par se réformer d’elle-même, à travers l’exemplarité de l’image qu’elle peut refléter dans l’opinion publique, en étant plus humble, plus compétente, moins soumise au verdict des juges, alors la société acceptera des réformes de rigueur qu’on demande au peuple. Si le peuple est seul à réparer les errements du système démocratique, en dichotomie totale avec la vie de ses élites politiques, alors oui, on pourra se poser la question de savoir si nous sommes en 1788 …

 

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