Archive for octobre 2011

Et si c’était faux?

Affiche du film L’arnaque

En 2000, Marc Lévy publie son best seller intitulé Et si c’était vrai? Extraordinaire  ouvrage révélant l’auteur en le hissant comme l’un des plus courus du marché de l’édition en France.

11 ans plus tard, face aux nombreux flux de l’actualité politique et économique qui  permettent à chacun de nous comme disait Albert Camus « d’être  l’historien de l’instant » et d’être surinformés et d’analyser avec discernement l’actualité avec notre propre logique et non plus sous l’emprise de telles ou telles  influences, on peut se demander si tout ce qui nous a été enseigné n’est pas qu’illusion ou supercherie ?

Et si finalement toutes les théories économiques, sociales et politiques n’avaient permis qu’à quelques uns d’asseoir leur autorité non pas sur la force ou  sur l’ordre (comme dans une dictature) mais sur le mensonge ?

Alors, avec un brin d’humour et un zest de provocation,  et si c’était faux ?

Et si le libre échange internationnal n’apportait pas la richesse des nations comme l’ont théorisé les auteurs économiques classiques, en particulier David Ricardo et sa théorie des avantages comparatifs?  Le succès des pays émergents, désormais émergés, comme la Chine, L’Inde, la Russie, le Brésil repose avant tout sur un protectionnisme offensif, dans le sens où les frontières ne sont ouvertes que vers l’export.

Et si l’intégration européenne n’était pas source de bonheur et de paix  durable? On nous a appris qu’après les 2 conflits mondiaux, chacun de source européenne, l’intégration des nations européennes serait source d’enrichissement et de paix durable? Quand on voit que la Suisse et la Grande Bretagne, les 2 pays les plus fermés au marché commun, s’en sortent le mieux  dans cette période de crise économique européenne et ne sont pas exposés aux dégâts de la zone euro, on peut ouvertement se poser ces questions. D’autant, que la crise sociale , voire la guerre civile, qui fait rage en Grèce et peut-être ailleurs ne fait pas de l’Europe le continent le plus calme politiquement.

Et si l’immigration mal maîtrisée que tous les partis politiques classiques européens ont pourtant défendue  bec et ongles  pouvait induire une certaine confusion dans l’esprit des nations? Et si finalement, les nations gagnantes de demain seraient celles qui ont su également garder leurs identités, leurs coutumes, leurs religions et leurs traditions?

Et si l’abolition de la peine de mort que certains moralistes ont brandi comme une victoire de l’humanisme n’en était pas une? Les multiples assassinats avec violence, les enlèvements à répétition, les tortures sur les enfants sans défense, les actes  répétés de  lâcheté et de pédophilie ne méritent-ils pas la peine la plus sévère?

Etc….

Au final, le peuple a toujours raison. C’est lui qui a toujours le dernier mot. C’est désormais au politique, le seul organisateur de la Cité, de tenir le discours de vérité et d’arrêter de mentir . Il est temps que le politique tienne un langage vrai, lucide et humble dans une situation européenne de dette, de crise économique, de krach financier et de rejet massif du politique. Dans cette situation qui rappelle étrangement 1928, tout peut devenir possible, y compris le pire…

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Un Sénat à tout jamais perdu par la droite? Pas sûr….

L'entrée du Sénat

En apparence, la messe est dite. Un Président furtif et sortant, Gérard Larcher, qui aurait minimisé la forte poussée de la gauche et qui quitte ses luxueux appartements du Petit-Luxembourg presque sur la pointe des pieds…Un Président entrant, Jean-Pierre Bel, habile manoeuvrier, fin et subtil, croyant depuis toujours en ses chances sans ostentation mais avec prudence et stratégie de réseaux selon les us et coutumes du Sénat. En ce sens,  le nouveau Président du Sénat n’est pas un Président de rupture mais plutôt un digne successeur de Christian Poncelet auquel il a rendu hommage dans son discours d’accession au plateau. Ce même Christian Poncelet qui s’est lui-même levé et incliné devant le nouveau Président.

Ne nous trompons pas. Le Sénat à gauche n’est pas une donnée immuable et inamovible comme on croyait qu’il serait à droite ad vitam aeternam.  Tout est désormais possible même au Sénat qu’on croyait figé, statufié, momifié. Et si, comme l’Assemblée Nationale, le Sénat connaissait enfin la possibilité de l’alternance au gré de chaque renouvellement pour moitié , soit tous les 3 ans?

Et qui sait lors du prochain renouvellement en 2014? Et si les élections municipales de 2014 étaient portées par une vague bleue,  comme celles de 2008 l’ont été par une vague rose, faisant ainsi entrer des grands électeurs sénatoriaux à majorité de droite?

Et si la droite redevenait majoritaire au Sénat en 2014, qui  pourrait briguer la présidence du Sénat? Patron du groupe UMP au Sénat et  fin connaisseur de la Haute Assemblée, devenu  avec le temps  sage parmi les sages,  Jean-Claude Gaudin serait alors le plus légitime et le mieux placé pour ravir le plateau à la gauche. Expert en combats électoraux même les plus difficiles, Jean-Claude Gaudin saura saisir sa dernière chance d’accéder au plateau d’autant que pour la première fois de sa belle carrière de sénateur, la présidence du Sénat serait bien à sa portée, surtout dans la foulée d’une éventuelle 4° victoire à la Mairie de Marseille…

Tout ceci n’est aujourd’hui que fiction mais qui sait ?

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